Category Archives: England

The Cuckoo’s Calling

“A hundred years after Emmeline Pankhurst, a generation of pubescent females seeks nothing better than to be reduced to the status of a cut-out paper doll, a flat avatar whose fictionalized adventures mask such disturbance and distress that she threw herself from a third-story window. Appearance is all: the designer Guy Somé was quick to inform the press that she jumped wearing one of his dresses, which sold out in the twenty-four hours after her death. What better advert could there be than that Lula Landry chose to meet her maker in Somé?”
The Cuckoo’s Calling, Robert Galbraith

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Wimbledon 2012

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Pot-pourri

En mettant de l’ordre dans mes 316 photos de Cambridge, je me suis aperçu que certaines d’entre elles valaient le coup d’œil pour leur originalité. Toutefois, comme elles n’avaient pas nécessairement un lien direct avec les thématiques que j’ai traitées, je ne les avais pas publiées. En voici donc quelques-unes, commentées par mes soins ! N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

Cambridge étant aussi plate qu’une table, les aficionados du vélo s’en donnent à cœur joie. En témoigne cet amas de vélos aux abords de la gare.

Le PIMM’S. Une sorte de boisson typiquement anglaise, sucrée mais un peu fade à mon goût. On dirait un cocktail mais en moins bon. Notez la touche anglaise (le mélange des fraises avec le concombre). On lui préférera une bonne bière.

Un clin d’œil à mon frère, dont vous aurez deviné le prénom.

La salle à manger dans laquelle nous prenions petits-déjeuners et repas du soir. Elle me fait penser à la salle à manger dans les films Harry Potter, même que les portes électriques s’ouvrent automatiquement lorsque l’on veut pénétrer dans cet antre culinaire. Magique !

Évoquer l’Angleterre sans parler du gazon vert immaculé serait perçu comme une offense à la Reine.

Une publicité pour Pizza Hut (sorte de MacDo des pizzas) qui fait froid dans le dos : « tous les enfants mangent gratuitement ». La salade aussi est gratuite ?

Je suis confortablement assis sur le trône de feu George VI. Enfin pour être exact, sur celui du film « King’s Speech », dont l’action a en partie été tournée dans la cathédrale d’Ely, petite ville à 45 minutes de Cambridge.

Jamais à court d’idées, les Anglais ont installé un café dans les catacombes de la cathédrale d’Ely. Et il fallait bien une terrasse ! Vue imprenable sur l’édifice et sur Dieu.

Les « gargouilles » de la cathédrale d’Ely, que je trouve très drôles et affables !

Un « pie » (tarte) que j’ai mangé à Ely toujours. Délicieux !

Un système typiquement anglais ; à chaque entrée des bâtiments des différents collèges, la liste des bureaux des professeurs est ainsi affichée. Les « IN » indiquent que le prof est dans son bureau et qu’il peut vous recevoir alors que les « OUT » annoncent qu’il est absent ou indisponible.

Non, il n’est pas sorti de la cheminée ! Cet hélicoptère quadrillait le tout Cambridge un samedi, car une manifestation d’extrême droite est venue troubler la quiétude des rues de la ville. Notez le ciel bleu, événement suffisamment rare pour être mentionné.

Notre avant-dernier jour de cours. Nous devions imaginer un système qui permettrait de lâcher un œuf du 3e étage sans qu’il se casse. À disposition, nous avions du papier, du scotch, de la ficelle et un ballon. Un seul groupe a réussi l’exploit ! Et on s’est pris au jeu comme des enfants. Pour ceux qui en doutent, c’est une technique que l’on peut utiliser avec nos élèves. Mais attention les dégâts…

Notez le deuxième jour de beau sur les photos ci-dessus.

Le paradis des enfants et des grands enfants comme moi ! Un Disney Store en plein cœur de la ville.

Le fameux « scone ». Exquis !

À Londres, j’ai aperçu un électricien qui bidouillait à l’extérieur d’un pub. Et quand j’ai vu l’amas de fils entrelacés de toutes les couleurs, je n’ai pas résisté à l’envie de prendre une photo, que voici ! C’est impressionnant. N’oubliez pas de cliquer sur la photo pour l’agrandir!

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Pepsi Harry

Parce que vous pensiez que j’allais rentrer en Suisse sans faire un détour par Londres ? C’est oublier que ma passion pour cette ville est restée intacte au fil des années. En 2001, je visitais Londres pour la première fois. Aujourd’hui, dix ans après, je me devais de fêter cet anniversaire en grande pompe.

J’avoue toutefois qu’étant relativement épuisé (tout de même 42 heures de cours sur les deux dernières semaines), mon programme journalier est assez trivial : petit-déjeuner à l’auberge, café et lecture au centre-ville, dîner et bière dans un pub, puis visite tranquille l’après-midi (musée, galerie, magasins, etc.). Le soir venu, je m’offre un spectacle. J’ai vu la comédie musicale « Blood Brothers » samedi soir, kitschement divertissant diront certains, un peu éculé pour d’autres. Mais j’ai passé une bonne soirée.

Hier soir (dimanche), je me suis offert la sortie cinématographique du mois de juillet, j’ai nommé la bande à Harry (Potter, donc). Ne boudons pas notre plaisir, Harry Potter version film est une saga réussie, à l’instar des livres de Mme Rowling, mélangeant pour cela tous les ingrédients afin que la potion magique fasse effet ; des bons et des méchants et un vraiment très méchant (Voldemord), des sortilèges à la pèle, des effets spéciaux à vous couper le souffle (couplé à la 3D), une vague romance (entre ados, on s’entend) et quelques gags bien placés. Même si je comprends le 90% des dialogues en version anglaise, il reste toujours ce 10% qui m’échappe, c’est-à-dire la plupart des gags justement. Alors lorsque la salle s’esclaffait, je restais un peu pantois c’est vrai. Mais à part cela, ce fut une pure délectation visuelle ! Récit.

14h : je prends mon billet sous la pluie battante, au cinéma Odeon à Leicester Square, en plein Soho. Avec mes lunettes 3D, je suis ainsi équipé pour une soirée qui s’annonce magique.

19h30 : je me rends aux portes du cinéma, où une immense foule massée joue des coudes pour entrer dans l’enceinte. Un type hurle dans son mégaphone « qu’il y aura de la place pour tout le monde, il est inutile de pousser ». Est-ce bien utile ?

19h45 : une fois à l’intérieur, je prends immédiatement la seule décision qui s’impose : popcorn et Pepsi géant. Il me faut 20 bonnes minutes pour obtenir le saint Graal culinaire. La encore, c’est la potion magique qui agit : prenez Harry Potter, de la nourriture peu diététique, des lunettes 3D et vous obtenez un succès planétaire.

20h15 : j’accède enfin à mon siège, le No 7 de la rangée W. Entre temps, j’ai dû dégainer le billet de ma poche avec mon sachet de popcorn dans une main et mon Pepsi dans l’autre. Une acrobatie dont je ne suis pas peu fier !

20h45 : après 30 minutes de publicité interminable, le film commence, sous les applaudissements de la salle. Bon, pourquoi pas.

Deux heures et trente minutes d’un show bluffant, ahurissant, « breathtaking ». Les moments clés de l’intrigue sont à chaque fois ponctués par des applaudissements ; le baiser entre Hermione et Ron, lorsque la professeur McGonagall chasse Rogue de Poudlard ou encore lorsque Harry vainc Voldemord. Même si je doute de la pertinence des applaudissements (surtout avec les popcorns à la main !), je pars du principe que, comme il s’agit du show à l’anglaise – ou à l’américaine c’est selon – c’est la règle.

23h15 : je sors de l’immense cinéma, rasséréné par le triomphe du bien sur le mal. Je peux rentrer l’esprit léger, Voldemord est mort et Harry Potter veille sur l’Angleterre !

Yeahhh! La recette du bonheur

Que pensez-vous des sièges léopard?

Un écran géant pour une salle géante

30 minutes de publicité. C'est le prix à payer pour voir Harry!

Allez, on finit avec la jolie moulure de l'Odeon.

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All’s Well That Ends Well

« Tout est bien qui finit bien », ainsi l’avait écrit Shakespeare. Voilà qui conclut également fort bien mon séjour à Cambridge. Je ne saurais résumer deux semaines en quelques lignes et Shakespeare m’en garde – pardonnez-moi ce parjure.

Mon séjour s’apparente pourtant à une pièce de théâtre. Il y eut un début, une situation initiale, des personnages dont on ne connaissait au départ ni le passé ni le destin.

Puis il y eut une rupture, un bouleversement de l’ordre établi, celui de me retrouver dans la peau de l’étudiant. Une inversion des rôles que Shakespeare lui-même n’aurait pas renié. À cela s’ajoutèrent de nombreux dialogues et actions. Par exemple, l’on peut citer les entretiens entre le maître, incarnation de la sagesse, et son élève. On peut tout aussi bien évoquer la fougue de ce dernier, qui s’exprima aussi bien par l’action – des fish & chips et des bières – que par la pertinence de sa culture – visites intrépides des collèges.

Il y avait dans mon récit comme dans ceux du dramaturge anglais l’opposition entre la ville, symbole de civilisation, et la nature, l’endroit rêvé de mes chimères. En témoigne mon orgie de thé et de scones, notamment dans le verger de Grantchester.

Thé, scone, confiture et "clotted cream" à Grantchester

Et je ne saurais relater mon histoire sans évocation de la météo, qui fut capricieuse, bien qu’il n’y eût aucune Tempète.

Puis il y eut cette fin heureuse, un peu à l’américaine, mais avec cette touche de nostalgie propre à Shakespeare. On peut également y voir une morale : « qui voyage se cultive » ou « qui entreprend apprend ». Ce n’est pas aussi poétique et profond que Shakespeare, je vous le concède !

Enfin, « last but not least », il me faut trouver un titre à mon récit.

Que diriez-vous de Songe de Deux Semaines d’Eté ?

Songe d’Une Nuit d’Eté, de William Shakespeare, dans les jardins du St John’s College.

Le Shakespeare Festival à Cambridge

Malgré la pluie, je garde mon flegme tout britannique et poursuis mon thé.

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Andi’s colourful world

Last Sunday, as my friend and I had just come back from Grantchester, we decided to have a drink in one of Cambridge’s numerous pubs. My friend ordered a cider and I had a beer – not unusual for me, some might say. We all have good reasons to yield to alcohol; mine becoming humorously pathetic over the years, now I defer to my acquaintances’ “judgment” and simply say: “I love beer and wine”. And yes, I really do!

So, we were having a rest in one of these typical English wooden pubs. As we were peacefully sipping our drinks, Andi Pandi appeared. Andi is what we could call a “modern Shakespearean troubadour”, but instead of singing or reciting poetry, he plays colour cards. He was dressed up somehow like a buffoon, wearing a large colourful hat and a patchworked jacket. He had a pad in his hand and a smaller one in the other. He kneeled down at our table and asked if he could take some of our time to “reveal the intricate and profound details of [our] present psychological condition – exactly how [we] are coping or not coping with life at this very moment.” And he said he was going to use colours to unfold the mysteries of our soul at that very moment.

First we were a bit sceptical, because as my friend told him, she didn’t want him to tell us anything about the future. He said that he wasn’t going to do that, but only going to reveal our psychological state now. So we went for it!

I started the “experiment” first. Andi put a large piece of white paper onto the table, and displayed about ten colour cards on it. He told me I had to turn the cards over in order of preference – starting with the most preferred colour. So I began choosing the cards that appealed me. I repeated the operation about ten or twelve times until he could see some patterns (so colours combining with each other). And he did it.

In a discontinuous flow of speech, he revealed things about my life. And I must admit he was right most of the time. He somehow put the finger on some issues – though not all of them – of my life at the moment; things that I was either positively experiencing or undergoing but most importantly, which I wasn’t really aware of.

My friend was also told lots of things. She felt as if he had known us for the past years. He didn’t come into the details of our lives, of course not, because this is impossible. But the facts and words he employed were close to some aspects of our personality, the way we interpret things, the kind of “problems” we were dealing with at the moment. To some extent and strangely enough, he knew more about ourselves than we actually did.

Although it didn’t upset the course of our life, this experience made us think about our existence. I have been and still am going through many kinds of experience – I work, I travel and meet new people, I read books and watch films, I am in music, I have done yoga and meditation but never before I got so many revelations and details in so little time. So yeah, this is why I went for it, because I’m always keen on new experiences and learning stuff about myself!

Some people seem to be taking the “Andi experience” without trying to work out things about their life (although Andi makes is very clear right from the beginning).

Andi has a very sober website, in which he relates some of the stories he has had with clients. I think it’s worth having a look at it. May these stories be true or not, it doesn’t really matter. It is the contrast between what people believe about their lifestyles and what Andi says that is interesting – and sometimes funny. For instance, Andi often uses hints and metaphors to describe his clients’ state, thus defining in a remarkable way the issue he came up with. Nonetheless, some clients still refuse to picture the metaphor, and therefore the reality:

Andi Pandi: Your job is totally soul-destroying – in despair you are turning your back on life, giving up on thinking for yourself, and are now thus marching along with something that is totally alien to your own true nature.

Client: No. Things have been difficult, but now I’m just about to join the army.

 

Another powerful example (although this one may be exaggerated):

Andi Pandi: You are fundamentally and desperately unhappy.

Client: What do you mean fundamentally?

Andi Pandi: At a very deep level.. And most importantly this is because you are in the wrong job, thus unable to apply your mind rationally and therefore you just want to retreat into some kind of quiet womb where you can feel at peace and totally accepted.

Client: You got it right about the womb thing, but the rest is wrong. I’m going back to Israel to blow myself up, and then will go to heaven to be at one with Allah. And then my son will do the same.. and then my son’s son until Palestine is free of Israel rule.

 

To conclude, in a different and funnier mood:

Andi Pandi: Although you appear entirely in love with this young man that that I have just seen you kissing, these colours indicate that you could just as easily leap into bed with an entirely different man tomorrow.

Client: Actually this isn’t my man – this is just my bit on the side. My husband is in prison.

Andi and I at the Anchor pub

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Propos sur le “goût”

Pour celles et ceux qui n’ont qu’une connaissance partielle de la culture anglaise, sachez que les Anglais et Anglaises ont pour point commun un intérêt immodéré pour le goût, qu’il soit vestimentaire, architectural, bon ou mauvais. Par exemple, en arpentant les rues de Cambridge et en prenant soin de distinguer les touristes des indigènes, vous serez frappés de constater la diversité des tons, des couleurs et des motifs portés par nos amis anglais. Parfois séparément, parfois tous à la fois, à l’excès, voire carrément kitsch.

Si vous vous décidez pour une balade matinale, vous rencontrerez plutôt des personnes d’âge mûr, de préférence élégamment vêtues et ayant cette « touch of class » qu’un certain John Cleese ne renierait pas. Si par contre vous avez l’audace d’une sortie nocturne, vous croiserez plutôt des jeunes filles bien en chair et petitement vêtues, qui sont aussi à l’aise dans des souliers à talons que la reine d’Angleterre dans un pub devant un match de football.

Et durant la journée, vous serez susceptibles de croiser l’un, l’autre ou les deux à la fois et parfois une variété de goûts sur une seule et même personne. Cette dernière catégorie s’applique par exemple aux femmes et hommes de bonne société, dont les vêtements s’apparentent plutôt à des chutes de rideaux de la reine Victoria, ou à des tapis anglais poussiéreux. La jeunesse est sans complexe et s’offre volontiers les excès inverses, arborant des couleurs flashy, mélangeant indistinctement les lignes et les pois par exemple. Les fautes de goût sont innombrables, mais cela fait partie du charme britannique et du dépaysement que nous aimons et recherchons.

Notez l'élégance des chaussettes

 

Et vous n'avez même pas vu le collier de la dame en rose!

En matière architecturale, les défis ne manquent pas non plus ; nous avons d’un côté la symétrie des charmantes maisons anglaises en briques rouges, l’architecture victorienne typique, les bow-windows et la perfection des pelouses vertes et de l’autre, des trottoirs qui ressemblent à des patchworks, des herbes folles en pleine ville, des bâtisses noircies par le temps et la pollution ou encore d’ignobles portails.

 

De fort belles bâtisses

D'un côté de la route, vous avez cette jolie façade...

... et de l'autre, ce portail.

Je ne pense pas me tromper en doutant de la symétrie de cette porte.

 

En matière de kitsch, j’ai déniché une jolie perle, dont vous me direz des nouvelles :

 

Alors? Vous aimez?

Je suis pourtant d’avis que la créativité est la maîtresse des vertus, qu’elle devrait être entretenue, car elle est l’expression de notre personnalité et de notre culture. Après tout, tous les goûts sont dans la nature et je crois que la Suisse n’est pas en reste en matière architecturale – rappelez-vous par exemple le projet pharaonique du « Musée des Beaux Arts » à Lausanne.

Et la créativité a aussi du bon. À Cambridge, nos amis Anglais ont par exemple « recyclé » une église pour en faire un café.

De même à Glasgow, en Ecosse, la ville avait eu la brillante idée de transformer une église en pub. Ainsi donc je me rendais souvent à l’église, non pas pour y prier, mais pour y boire des bières avec la bénédiction du Saint Esprit !

 

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